À quoi ressemblera l’habitat du futur ?

Nous avons (presque) tous grandi avec une vision du futur faisant la part belle à la technologie. Dans les années 80, nous imaginions l’an 2000 avec des voitures volantes, des immeubles ultra modernes, entièrement en verre, béton et métal..

Encore aujourd’hui, la maison ultra moderne et connectée correspond à l’idéal de beaucoup de personnes. Il suffit de voir l’essor de ce type d’équipements dans les grandes surfaces de bricolage notamment.

Le rêve d’une modernité qui simplifie la vie en délégant à la technologie tous les aspects “logistiques” de la vie quotidienne a encore de beaux jours devant lui.

Miroirs “intelligents”, TV, éclairage, porte d’entrée, aspirateur, ou encore frigo connectés, tous reliés à une simple application promettent un gain de temps et d’efforts non négligeables.. en théorie.

En effet, ce type d’installations est loin d’être exempt de tout défaut, et la plupart des domaines couverts relèvent plus du gadget que d’une réelle utilité.

De plus cela implique le recours massif au wifi et à des terminaux électroniques peu écologiques, tant dans leur fabrication que dans leur usage ou dans leur recyclage..

Pénuries en vue

Alors que des pénuries de matériaux bouleversent de nombreux secteurs, la question du tout électronique, tout connecté et du choix des matériaux, se pose à nouveau..

En effet une simple panne d’électricité risque de tout compromettre et la maison connectée n’a plus de sens..

Les habitats alternatifs : une autre voie digne d’intérêt ?

Même s’ils n’ont pas vocation à être généralisés, les habitats alternatifs présentent certains avantages liés à leur conception, qui généralement s’inscrit dans une philosophie durable, respectueuse de la nature et des humains.

Parmi les plus connus, citons les tiny houses, les yourtes, les maisons enterrées ou semi-enterrées, les maisons organiques, kerterres, etc.

Toutes présentent l’avantage d’être relativement bon marché, peu énergivores, confortables, réalisées à partir de matériaux naturels ou recyclés, donc peu polluantes.

Ces diverses solutions ont des avantages, mais aussi des inconvénients par rapport aux habitations dites traditionnelles, par exemple les problématiques de raccordement aux réseaux d’assainissement, d’eau ou d’électricité, un délai de construction souvent plus long..etc

La voie du milieu ?

Dans le contexte écologique et économique actuel, la généralisation de la maison entièrement connectée paraît aujourd’hui peu pertinente.

Dans des cas particuliers, pour des personnes âgées ou bien en situation de handicap, cela peut s’avérer d’une grande aide, de même, lorsque la domotique est mise au service de la réduction de la consommation énergétique, cela peut également avoir du sens bien entendu !

En revanche, envisager un habitat durable, rénové, sobre énergétiquement et le plus possible respectueux de la nature sera vraisemblablement un passage obligé pour les années à venir, et c’est tant mieux !!

Enfin, n’oublions pas qu’un logement est inscrit dans un environnement, une ville, un quartier, des voisins , et ce lien social importe autant, sinon plus, que le bâtiment en lui même !!

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