Le « monde d’après ».. c’est maintenant !

Nous lisons beaucoup d’articles à propos de citadins (principalement en région parisienne) qui réfléchissent à changer de vie, se mettre au vert, quitter la ville pour s’installer à la campagne et gagner en qualité de vie. Certains le font avec succès car c’est un vrai projet de vie : bravo!

Attention toutefois à  ce que ce changement ne soit pas une fuite, mais véritablement un choix

Frédéric Lenoir citait dans une interview une parabole assez connue :

« un homme qui s’apprête à s’installer dans un village interroge un vieil habitant : 

_ Comment sont les gens ici ?
_ Comment étaient-ils chez toi ? demande le vieil homme
_ Horribles ! individualistes, agressifs, pas ouverts, et j’en passe !
_ Ici c’est pareil. Répondit le vieil homme

Un peu plus tard, une autre personne souhaitant également s’installer ici interroge ce vieux monsieur :

_ Comment sont les gens ici ?
_ Comment étaient-ils chez toi ? demande le vieil homme
_ Très gentils, serviables, sympathiques, amicaux…
_ Ici c’est pareil. Répondit le vieil homme »

En effet, tout dépend de notre regard.. en d’autres termes, pour transformer la ville, changeons de regard sur elle !

Nombreux sont les exemples qui ont mis à mal les clichés sur la ville.. notamment pendant le confinement !

Nous avons vu fleurir des initiatives solidaires, des liens de voisinage se nouer, des échanges de services, du soutien spontané aux commerces de proximité, aux producteurs locaux, mais aussi des jardins fleurir, des potagers partout, même petits, et avec ça un retour des oiseaux et des abeilles ! 

En permaculture, on dit que « le problème EST la solution » ! c’est une façon de raisonner dont nous n’avons pas l’habitude et qui s’avère très riche d’enseignements !

La ville a de nombreux atouts, parmi eux les infrastructures évidemment (santé, éducation, etc.) mais aussi des bassins d’emplois importants ! …la contrepartie étant souvent le manque d’espace, le bruit, les prix plus élevés qu’à la campagne…

Mais en ville il est aussi possible :

  • d’avoir de vraies relations avec ses voisins
  • de connaître les commerçants de proximité
  • de prendre beaucoup moins la voiture (voire pas du tout !)
  • de créer des synergies entre habitants d’un même quartier (ou plus)
  • de faire un potager (même petit, même sur un balcon) et de la permaculture
  • d’aller faire ses courses ou d’aller au restaurant à pied
  • de ne pas être isolé en cas de problème
  • de faire garder ses enfants
  • etc.

En bref, il n’y a pas de solution idéale, le confinement a été l’occasion de se recentrer et peut-être de mieux définir nos besoins, il s’agit maintenant, pour citer Gandhi : « d’être le changement que nous voulons voir dans le monde », et ce, en ville ou à la campagne !

La Croix de Pierre : une oasis en ville !

Comme nous l’avions déjà évoqué, notamment dans une vidéo, notre quartier nous semble être un compromis idéal entre la ville et « la campagne ». 

En effet, il comporte plusieurs îlots où de jolies maisons des années 30 avec jardins côtoient de petits collectifs. 

Les rues, peu passantes, sont très calmes et tous les voisins se connaissent, dans un esprit village. La mixité est réelle et riche.

Les courses se font à pied sur l’avenue de muret, qui comporte vraiment tous les commerces dont on peut avoir besoin, au marché sur la place le mercredi matin et le vendredi matin, ou encore en voiture dans les zones d’activités du Sud, qui sont accessibles en quelques minutes.

On rejoint le centre ville en vélo en longeant la Garonne ou encore en tram. Le groupe scolaire Maurice Bécanne est très bien également. 

Le Bijou est une institution (restaurant et salle de concert), et le Troquet Garonne, avec sa grande terrasse-jardin au calme, qui a su trouver toute sa place avec une cuisine de quartier de qualité, un esprit de proximité et un accueil chaleureux!

Nous parlons ici de la Croix de Pierre mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres ! En effet Toulouse regorge de micro-quartiers à l’esprit « village » : Les Minimes, Les sept deniers, St Agne, Casselardit etc..

Comme beaucoup de grandes villes, ce n’est pas un ensemble uniforme mais bien une multitude de réalités locales, de noyaux d’habitants et de commerçants, interconnectés.

Et ça, c’est une richesse exceptionnelle sur laquelle il est possible de capitaliser pour imaginer dès maintenant, un « monde d’après » plus solidaire, plus connecté, dans le partage et la bienveillance !